FLOW : comment accéder à ta zone d’efficacité optimale

Sais-tu ce qu’est l’état de flow?

Le flow représente l’état d’esprit qui te permet d’exprimer ton plein potentiel. Il se caractérise généralement par une absence de stress, une excellente concentration, une fluidité dans l’action et une sensation de calme.

Lorsque tu accèdes à l’état de flow, tout se déroule sans effort, tu te sens en confiance et tu es complètement immergé(e) dans le moment présent.

On associe généralement le flow au sport ; or, nous pouvons expérimenter cet état d’esprit dans différents contextes, par exemple en exécutant une tâche au travail, en animant un atelier en classe, en présentant une conférence, en réalisant une peinture, un dessin ou en jouant de la musique.

Si tu n’as jamais vécu cette sensation – ou même si tu l’as déjà vécue! – peut-être te demandes-tu comment faire pour y accéder régulièrement, de manière intentionnelle et consciente. Dans cet article, je te présenterai une habileté très connue en sport qui peut te permettre d’y arriver : l’activation.

L’activation, c’est quoi ?

Ton niveau d’activation est ta quantité d’énergie, d’excitation ou d’éveil dans une situation donnée. Si tu te sens distrait(e), si tu ressens de la fatigue ou un manque d’énergie, alors il est possible que tu sois peu activé(e), et même sous-activé(e); si tu ressens beaucoup d’excitation, de la tension, de la nervosité ou du stress, alors il est possible que tu sois suractivé(e).

Tu l’as certainement deviné, la sous-activation et la suractivation nous éloignent du flow ; la clé pour y accéder est donc de découvrir le niveau d’activation qui nous convient le mieux. Ce niveau d’activation est appelé la Zone Optimale de Performance ou la zone d’efficacité optimale… ou tout simplement la Zone!

Découvre ta Zone Optimale de Performance

Selon la théorie de la Zone Individuelle de Fonctionnement Optimal de Hanin (2000), deux individus qui performent à leur plein potentiel pourraient présenter des niveaux d’activation différents.

En d’autres mots, le niveau d’activation optimal n’est pas le même pour chacun : alors que certaines personnes ont besoin d’être plus détendues pour exceller, d’autres auraient besoin d’être plus stimulées. Néanmoins, de manière générale, l’activation prendrait la forme d’une courbe en U-inversé :

La théorie de la Loi du U-inversé de Landers and Boutcher, 1986 nous dit que la performance d’un individu augmente en même temps que son niveau d’activation jusqu’à un point optimal où la performance commence à diminuer. Dans un premier temps, l‘augmentation du niveau d’activation permettrait une amélioration du niveau de performance, mais au-delà d’un optimum, cette dernière tend à se détériorer.

Voici un graphique pour expliquer cette théorie :

Observe le graphique présenté ci-dessus : lorsque tu n’es pas dans ta zone d’efficacité optimale, as-tu plutôt tendance à te sentir sous-activé(e), ou suractivé(e)? Situerais-tu ton niveau d’activation vers la droite ou vers la gauche de la courbe?

Si tu veux accéder à ta zone optimale de performance de manière plus consciente, il te faut d’abord déterminer ta tendance naturelle à être plus ou moins activé(e). Lorsque tu arrives à reconnaître ton niveau d’activation dans une situation donnée, tu peux ensuite l’ajuster au besoin.

Ça semble simple… mais il y a un hic.

Cette théorie, je l’ai utilisée pendant plusieurs années. Jusqu’à ce que je discute avec un joueur de golf, qui m’a alors dit : “Pour bien performer je dois être très détendu, mais extrêmement concentré. Dois-je abaisser mon niveau d’activation, ou l’élever? Personnellement, j’ai l’impression de devoir m’activer!”

À cette époque, j’enseignais que les sports qui demandaient intensité et explosivité requéraient un haut niveau d’activation, alors que les sports qui demandaient précision et concentration requéraient un niveau d’activation plus bas. Un coup roulé (putt) au golf demande une grande précision, donc selon ma théorie, un niveau d’activation plus bas. Pourtant, lorsque ce joueur de golf était hors de sa zone, il ressentait le besoin de s’activer et je me demandais bien pourquoi.

C’est alors que j’ai compris.

Il n’y a pas qu’un seul type d’activation…

Il y en a trois!

Nous pouvons nous activer sur le plan physique ; en sport, c’est le type d’activation dont nous parlons le plus souvent, et c’est celui qui répondait à ma définition de l’époque. Or, en discutant avec le joueur de golf, j’ai compris qu’il exprimait un besoin de s’activer mentalement. Suite à cette découverte, j’ai ajouté un troisième type d’activation : l’activation émotionnelle.

Trois types d’activation, trois centres d’intelligence

En fonction du type d’activation requis dans ton activité – physique, mental ou émotionnel, il existe différentes stratégies pour accéder à ta zone optimale de performance.

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Et si tu veux aller encore plus loin…

Les trois types d’activation présentés dans cet article sont liés à nos trois centres d’intelligence : l’instinct, l’émotionnel et le rationnel. Pour en savoir plus sur les centres d’intelligence et les trois profils de performance, je t’invite à télécharger mon ebook gratuit d’Introduction aux Profils 3EES pour les domaines du sport et de l’entreprise, et/ou à t’inscrire à la formation gratuite sur les Profils 3EES pour les sportifs.

Cultiver la conscience de soi

En résumé, pour entrer dans la zone et accéder à l’état de flow en sport, il est essentiel de bien comprendre ce qui se passe à l’intérieur de soi.

Lorsque tu donnes une excellente performance, il est fort probable que tu te trouves dans ta zone optimale de performance. Après l’événement, tu peux prendre un moment pour évaluer ce qui s’est passé : à quoi pensais-tu? Comment te sentais-tu? Quel était ton niveau d’énergie mentale, physique et émotionnelle?

La conscience de soi est la première condition non seulement pour performer, mais aussi pour maintenir un bon niveau d’énergie tout au long de l’aventure.

Bonne réflexion et à bientôt!

Guylaine

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