Bonjour à toi,
Me voilà de retour après une longue absence, afin de partager des pépites de sagesse glanées au cours de la dernière année. Avec, comme toujours, l’intention de nourrir ta réflexion si tel est ton souhait. J’espère que tu te portes bien, et que 2025 a démarré en beauté, en force, ou en douceur… dans tous les cas, j’espère que la vie est bonne pour toi!
(Si tu te demandes d’où te vient ce courriel, il se pourrait que tu aies téléchargé l’app Guerrier Zen il y a quelque temps déjà.)
Je débute donc ce message avec une parole de sagesse reçue l’an dernier, qui m’avait d’abord intriguée, mais qui avait surtout résonné en moi comme une vérité. Je n’ai pas la phrase exacte (était-ce Eckhart Tolle? je n’en suis pas sûre), mais cela allait à peu près comme ceci :
« Osez passer trois mois sans faire grand-chose d’autre que méditer, et votre vie en sera radicalement transformée. »
À bien y penser, c’est à peu près ce que j’ai fait depuis un an.
Non, je n’ai pas médité assise sur un coussin rond. Je n’ai pas joint un groupe particulier, ni fait une retraite sur une île isolée. Mais oui, je me suis plus ou moins retirée du monde, et je me suis permis de ralentir, d’écouter et… d’écrire un roman.
Si j’avais su à quel point ce projet serait challengeant, j’y aurais peut-être réfléchi à deux fois.
Avant cette aventure, je n’avais jamais réalisé à quel point mon attention pouvait voyager. À quel point un texto pouvait changer mon humeur, une conversation affecter ma façon de penser, ou un webinaire me faire réécrire un chapitre en entier (alors que j’aimais bien, avant). Un jour je discutais avec un maestro des affaires, et mon écriture devenait digne d’un thriller. Le lendemain, je visionnais un dessin animé, et mon livre prenait des allures de bande dessinée.
Lequel était moi? Je n’en avais aucune idée. Le problème étant que les deux me plaisaient bien, et que les deux s’étaient écrits tout seuls. Avais-je un trouble de la personnalité? Non. Un problème de concentration, plutôt.
Pour la première fois, je prenais la mesure de mon côté empathe. Hypersensible. Caméléon. Au bout de dix mois et 277 pages, mon premier roman s’est retrouvé être un collage de multiples voix, la mienne mais aussi celle d’autres que moi.
Que faire?
Abandonner n’étant pas dans ma nature, j’ai créé mon île. J’ai cessé de voir des gens pendant quelque temps – le temps de comprendre qui j’étais, moi. Et j’ai médité. Souvent, pas si longtemps, mais régulièrement. En marchant, le matin en me levant, le soir en me couchant, avant d’écrire, durant ma course et mes entraînements. Bref, un peu tout le temps et n’importe quand.
De fil en aiguille, le roman s’est transformé en conte philosophique, les 277 pages ont été réduites du tiers, et j’ai commencé à devenir un peu plus sûre de ma voix.
Le voyage n’est pas terminé, le livre n’est pas encore publié, mais si je me regarde aujourd’hui après un an, et surtout si je contemple ce qu’avait l’air ma vie d’avant et ce qu’elle est maintenant, tout a tellement changé que j’ai envie d’y croire.
Oui, on peut avancer en ne faisant « rien ».
La vérité (ma vérité, d’autres pourraient objecter) étant que manifester la vie que l’on souhaite demande de savoir ce que l’on veut. Et qu’être trop occupé ou préoccupé nous empêche de l’imaginer. Quand tout va vite, on n’a pas toujours conscience de ce que l’on crée.
Durant cette année qui vient de passer, j’ai été disciplinée. Disciplinée à ralentir, méditer et écouter. Quand la peur m’a dit d’accélérer, j’ai dit non. Non à mon instinct qui me dictait de faire, et oui à mon intuition qui me suggérait d’être. Car si l’instinct protège des blessures du passé, ai-je réalisé en route, l’intuition permet de tracer de nouveaux sentiers (mon nouveau dada, l’intuition, mais ce sera pour une autre fois).
Je ne connais pas l’avenir, et je n’ai qu’une vague idée de ce qui se passera dans les prochains mois, mais durant cette phase de cocon, j’ai appris une chose. Manifester la vie que l’on désire demande moins d’effort à la tâche, et plus de volonté (de concentration, de constance) à réfléchir et imaginer ce que l’on veut réellement pour soi. Dans la vie, tout est question de choix. Et si l’on n’en fait pas, de choix, la vie n’aura d’autre choix que de les faire pour nous.
Je termine donc cette lettre en te souhaitant de réaliser ce que tu veux pour toi. Que ce mois d’avril te permette de faire un « ménage du printemps », afin de garder ce qui te convient, d’éliminer le trop-plein, et de redonner à d’autres ce qui leur appartient.
Quant à moi, je retourne à l’écriture, et à l’élaboration de mon nouveau site… et au plaisir de nous revoir dans un mois 🌱
Bon vendredi !
Guylaine

